Vos niouzes

la chanteuse Mina Agossi

Des femmes dans le viseur

Clés des femmes. Les femmes et le jazz

Photographies de Dominique Secret

LES TONTONS FLAMBEURS 8 rue de la main d'or 75011 Paris

Dominique Secret est une bête de scène. D’un festival à une salle de concert, il joue de l’appareil photo. Quarante ans que ça dure. A part ça son dada, vous l’avez compris, c’est la musique. Au pluriel. Il les aime toutes, notamment le jazz. Il écoute avec les yeux. Il saisit les artistes à point, live. Il guette le beau geste. Un musicien c’est un corps qui parle. Un exercice, souligne t-il, « à la fois passionnant et très contraignant. On est chasseur, à l’affût d’une expression, d’un regard ». Aux Tontons flambeurs ses images couvrent un mur entier. Un vrai big band de tirages en noir et blanc. Plus d’une vingtaine de portraits : uniquement des jazzwomen. Des femmes dans le jazz contemporain, vous en connaissez beaucoup ? Pas tant que ça. Les aficionados citeront Rhoda Scott ou Hélène Labarrière ou encore Stacey Kent. Elles sont là, accrochées aux cimaises, en compagnie de la ravissante (et pensive) contrebassiste Esperanza Spalding, de l’ardente guitariste Susan Tedeschi ou de la sensuelle Mina Agossi. « Les femmes apportent de la diversité dans le jazz. Elles ne sont plus seulement chanteuses mais jouent aussi de nombreux instruments et beaucoup sont aussi leaders dans leur groupe. J’avais envie d’attirer l’attention sur elles, tout simplement », précise Dominique Secret. Vous qui allez dîner aux Tontons flambeurs, tâchez de bien vous tenir à table en compagnie de ces ladies. A la maison ou en concert fermez les yeux et vous verrez : la sensualité du jazz est féminine, une qualité que les grands musiciens, quel que soit leur sexe, possèdent en partage. Vous pouvez rouvrir les yeux. C’est mieux pour apprécier les photos de Dominique Secret.
Olivier Bailly

 

VOS BREVES EN TOUS GENRES

Le peuplier un peu plié
(je sais c’est facile) n’est plus...

Il s’est abattu de sa propre initiative, au carrefour des rues de Candie et de la Forge Royale, ne blessant légèrement qu’une camionette et un vélo innocent, au grand soulagement de Patrick, le galiériste d’en face, qui avait judicieusement organisé un vernissage la veille ! On a échappé au pire, mais on peut s’étonner que les bûcherons de la ville de Paris n’aient rien vu venir...

 

Jicé Ditroy

Il faut de tout pour faire un monde !

Cette petite phrase – d’une banalité à pleurer mais ânonnée tout au long de mon enfance par ma chère grand-mère – me touche en plein cœur quand elle nous est servie, au détour de la rue d’Aligre, par un fier représentant de l’immigration maghrébine. Et je regarde autour de moi. Bars « bobos » ; troquets « typiques » ; bars à vins « d’habitués » ; magasins de mode ; restaurants français, chinois, italiens ou japonais ; stands de fruits et légumes ; irréductibles bronziers ou ébénistes ; grandes enseignes de décoration ; opticiens à ne plus savoir qu’en faire ; rares mais précieuses librairies ; kebabs ; boulangeries ; fleuristes ; bazars pakistanais et fringues chinoises ; écoles et leurs cohortes de gamins ; disquaires d’occasion et pâtisseries orientales : dans notre quartier « il y a de tout qui fait un monde ».

 

Sophie Mille

 

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